Le vin est un bien culturel de la France...
vignes 30/04/2015

Le vin est un bien culturel de la France…

« Le vin est un bien culturel de la France, elle a tendance à l’oublier » Robert PARKER. 


Le vin fait indéniablement partie de notre héritage culturel : le Roi Salomon avait fixé la ration quotidienne des ouvriers assignés à la construction du Temple et on trouve plus de mille références au vin dans la Bible, généralement associées au plaisir et à la convivialité. La vigne et le vin se sont ensuite diffusés dans toute l’Europe. Et cette « conquête » ne s’est pas arrêtée puisqu’on parle de plus en plus des vins du « nouveau monde ». Ce développement s’est fait en plusieurs étapes.

DES VINS ETRANGES DANS DES LIEUX ETRANGES



Les moines ont développé, les premiers, la viticulture en Europe : il fallait beaucoup de vin pour célébrer les messes et les fidèles eux-mêmes, ayant quelques fautes à se faire pardonner, avaient l’habitude de faire offrandes de « flacons ». Quant aux Rois et aux Princes, ils voyaient dans ce breuvage un instrument de « relations publiques » bien apprécié.
Problème : ce vin ne se conservait guère et voyageait très mal ! Deux solutions : la première fut de produire du vin là où il se consommait : pas de problème pour la Bourgogne, la Champagne ou l’Aquitaine. Toutefois, la plantation de vignes a aussi percé en Belgique, en Ecosse et même en Norvège ! Deuxième nécessité, trouver des adjuvants ou agents conservateurs. Et là, grande créativité, de l’eau de mer ajoutée à près de 50% par les grecs de l’antiquité, au poivre, au miel, au soufre, musc, tout y passe, y compris le beurre fondu aux XVIème et XVIIème siècles ! Nos fidèles clients anglais ne demandaient-ils- pas qu’on noircisse les Bordeaux avec de la cochenille ? Un effort d’amélioration des techniques de production s’imposait…


raisin

LES TEMPS MODERNES DE LA VIGNE ET DU VIN OU LE « WORLD PARADOXE »



Un constat : le vin se « standardise» en même temps qu’il se mondialise.
En Europe, cultivée sur des zones géographiques mieux adaptées, la vigne, un peu « poussée » vers le sud par la « petite glaciation » subie sous le règne de Louis XIV, a produit des vins mieux élaborés, bien conservés dans des fûts de qualité et dans des bouteilles, évitant l’oxydation par la généralisation du bouchon de liège.
Les progrès de l’agronomie et de l’œnologie, confortés par le développement d’un cadre réglementaire, ont permis d’instaurer les Appellations d’Origine Contrôlée, uniformisant les techniques culturales et les méthodes de vinification. S’est parallèlement réduite la palette des cépages : les Massoulet, Balouzan, Coni et autre Grosse Méville ont presque tous disparu.
En même temps le savoir-faire européen s’est exporté, celui des œnologues en particulier, qui ont contribué à implanter en Amérique, Australie, Afrique du Sud, notamment, les cépages traditionnels de nos vignobles.
C’est ainsi que très souvent, à travers le monde, on fait du vin « à la française », voire à la bordelaise… En conséquence, cette mondialisation reflète plus l’élargissement d’un modèle existant qu’une source de diversification de l’offre.


A SUIVRE ……

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>


Articles similaires