De semillantes quadragenaires : FOIRE AU VIN.
foires aux vins 25/09/2015

De semillantes quadragenaires : LES FOIRES AUX VINS.

« Inventées par une chaîne de distribution il y a quelque 40 ans, les Foires aux Vins font désormais partie du paysage vinicole et commercial de notre pays. »

A l’origine, ces promotions étaient presqu’exclusivement concentrées sur les Bordeaux dont le prestige avait tendance à exercer un effet inflationniste sur les prix à la consommation. Au fil des années on a pu observer qu’elles permettaient une certaine « démocratisation » des vins de renom : ne constate-t-on pas que plus de 90 des grands crus sont aujourd’hui offerts lors de ces opérations commerciales ?

UNE OPERATION GAGNANT-GAGNANT.



Pour la grande distribution qui, rapidement, a emboité le pas du « lanceur d’idée » initial, il s’agit, au-delà d’une action de déstockage d’invendus, de tirer vers le haut l’image de ces enseignes en s’appuyant sur des produits, les vins, porteur d’une image de luxe, de qualité et de convivialité.

Le vendeur et le producteur trouvent également un intérêt convergeant dans ces foires qui font venir de nouveaux clients dans des super ou hyper-marchés qui pèsent aujourd’hui pour 80% des ventes de vins en France.

Enfin, les foires aux vins ouvrent peu à peu de nouveaux marchés jusqu’ici peu connus du public : ce fut le cas, dès l’origine pour les grands crus, mais les prix astronomiques atteints par certains d’entre eux asphyxient désormais ce débouché. Le relai est en train d’être pris par les seconds ou troisièmes vins des grands châteaux qui deviennent presque une niche pour ces foires.

UNE IMPORTANCE ECONOMIQUE DONT LES DEBORDEMENTS DOIVENT ETRE SURVEILLES.



La concurrence entre les multiples chaînes qui sacrifient au rituel des Foires aux Vins a suscité une surenchère de communication et de publicité de nature à désorienter le consommateur…et peut-être, demain, à le décourager : promotion de vins à des prix « sacrifiés » mais indisponibles quelques heures après l’ouverture du magasin, glissement subreptice d’un millésime vers un autre, nettement moins goûteux…

Parfois, l’offre est tellement écrasante qu’elle « étouffe » les capacités de comparaison, voire de dégustation du client. Trop d’offres tue l’offre.

Enfin le danger est réel d’une désorientation du client qui trouve des bouteilles vendues moins cher que chez le producteur et aussi d’une détérioration de l’image d’un produit rabaissé au rang de simple produit d’appel pour grandes enseignes. Il n’est guère douteux que certains producteurs, comme certains l’ont déjà fait, devront se poser ce type de questions.

D’AUTRES MOYENS DE TROUVER DU BON AU JUSTE PRIX ?



Il n’est pas indispensable de surfer sur cette déferlante de marketing pour s’adonner, avec modération, donc sans excès, aux délices de Bacchus. De bons cavistes, des chefs de rayon avisés, des propriétaires de vignobles peuvent, dans le calme aider à découvrir la pépite, le vin qui provoque une émotion et apporte un vrai plaisir.

Le e-commerce constitue, lui aussi, une source d’approvisionnement, pour autant que l’on trouve la bonne référence, en vins choisis avec discernement, en sortant des sentiers battus, des vins de producteurs visités par le « e-commerçant », et qui souhaite partager ses découvertes.

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